LLLT ou Low Level Light Therapy : la solution non invasive contre la calvitie

homme effectuant une LLLT

Le LLLT ou Low Level Light Therapy, souvent sous la forme d’un casque, est une solution non invasive contre la perte de cheveux. En effet, les lumières rouges avec une longueur d’onde de 650nm ont montrés des résultats intéressants contre l’alopécie andro génétique. Cela permettrait de ne pas avoir à prendre des médicaments et éviter de potentiels effets secondaires. On vous explique tout cela ici.

Plusieurs raisons peuvent expliquer une perte de cheveux. Cela peut être dû à une prédisposition génétique c’est ce qu’on appelle l’alopécie androgénétique. On perd progressivement ses cheveux. Ces derniers deviennent plus fins, plus fragiles et finalement ils disparaissent laissant la personne concernée chauve. La perte de cheveux peut également être causée par une perte de poids, par une maladie, du stress, une grossesse ou un traitement agressif comme la chimiothérapie.

En France, les statistiques montrent que dix millions d’hommes et deux millions de femmes sont touchés par ce problème d’alopécie. Pour en venir à bout, ils ont à leur disposition plusieurs outils comme les traitements avec la prise de médicaments, de compléments capillaires ou d’huiles essentielles et végétales. Ils peuvent également avoir recours à la chirurgie comme la greffe de cheveux. Au milieu de toutes ces solutions, on parle également de Low Level light therapy ou de LLLT.

Le Low Level light therapy ou photobiomodulation ou encore thérapie au laser à faible intensité est un traitement indolore de la calvitie, de la pelade, ou de l’alopécie. Bref tout ce qui concerne la perte de cheveux. Cette technique de soin est adaptée aussi bien aux hommes qu’aux femmes.

Dans le cadre du traitement au laser LLLT, une lumière rouge et froide produit des ondes. Ces ondes pénètrent ensuite le cuir chevelu. Les cellules absorbent la lumière, provoquant une intense activité cellulaire et une stimulation des follicules.

Ce traitement est sans douleur, très efficace et surtout sans effets secondaires. On peut dire que la LLLT ou photobiomodulation a été inventée par le médecin hongrois appelé Mester.

passage de l'accessoire LLLT

À la fin des années 1960, il publie un article sur la photostimulation par laser de basse énergie qu’on connaît aujourd’hui sous le nom de Low level light therapy. A la suite d’une expérience sur les souris, le scientifique s’est rendu compte que les zones rasées soumises à la stimulation par laser poussaient plus vite que sur les zones rasées qui n’avaient pas été traitées.

Au départ, cette nouvelle technique était utilisée dans le traitement de l’acné, de la cicatrisation des plaies, ou encore du rajeunissement du visage. Ce n’est que récemment que cette technique a commencé à être utilisée pour traiter la perte de cheveux.

Quels sont les avantages de cette méthode ?

Parmi toutes les méthodes et tous les traitements utilisés pour lutter contre la perte des cheveux, la photobiomodulation est celle qui présente le plus d’avantages.

Cette méthode est sans douleur, non agressive et non invasive. Elle ne présente que très peu sinon aucun effet secondaire. Bien qu’on se serve du laser pour le traitement, le patient ne court aucun risque de brûlure, vu que les appareils utilisés ne produisent pas de la chaleur.

Son application est simple. On peut le faire dans une clinique ou chez soi en toute sécurité. A domicile, vous pouvez vous servir d’un appareil mobile rechargeable qui ressemble à une brosse à cheveux.

Par ailleurs, le patient ne court aucun risque pour ce qui est des lésions internes. La lumière du laser ne pénètre que la partie superficielle du cuir chevelu.

Le LLLT est également compatible avec les autres types de traitements pour combattre l’alopécie. Pour ceux qui ont subi une implantation capillaire, la photobiomodulation permet de limiter les risques de rejet de la greffe.

Comment se déroule la séance ?

Avant de commencer le traitement au laser à faible intensité, un ensemble d’examens est prescrit au patient. Vous avez l’examen dermoscopique du cuir chevelu qui permet d’évaluer la diminution de la densité de vos cheveux. Un bilan sanguin est également indispensable.

Il comprend un bilan hormonal pour détecter les signes d’hyperandrogénie chez la femme, un bilan thyroïdien, un bilan martial pour déterminer. Si le patient a une carence en fer et une numérotation de la formule sanguine qu’on appelle NFS pour rechercher une anémie. Le médecin traitant peut également prescrire un trichogramme, mais cet examen est rare sauf s’il a des doutes.

Une rencontre avec le médecin avant tout traitement est également indispensable. Ensemble avec son patient, il sera question d’évaluer les attentes et de voir si le LLLT est suffisant ou s’il faut adjoindre un autre traitement. Il propose un programme de traitement personnalisé. Il faut savoir que chaque individu est unique et les problèmes de perte de cheveux également. Ce qui marche sur une personne ne marche pas forcément avec une autre.

Une fois ces précautions prises, le traitement peut enfin commencer. Le médecin s’assure que le patient est confortablement installé. Ce dernier doit impérativement porter des lunettes de protection durant la séance. Selon le traitement choisi, la séance dure entre 15 et 30 minutes en moyenne. L’intervention est indolore, le patient ressent juste une légère chaleur sur la zone traitée.

Pour mieux suivre l’évolution du traitement, des photographies seront prises après chaque séance. Vous pouvez vous rendre compte de l’évolution de la thérapie.

Combien de séances faut-il pour être satisfait ?

Le traitement se fait aussi bien dans un cabinet médical qu’à domicile grâce à un appareil mobile laser. Dans un cabinet médical, le traitement se fait deux ou trois fois par semaine pour une séance qui dure 15 minutes ou 30 minutes tout au plus en fonction des cas. Le protocole peut se dérouler sur une période d’un an.

Si le patient le souhaite, il peut suivre son traitement à domicile. Pour cela, il se sert d’un appareil mobile laser LLLT, comme le Hairmax Lasercomb. Attention, il faut rencontrer un médecin avant de s’en servir et prendre des conseils d’utilisation pour avoir des résultats satisfaisants. Au départ, l’appareil est utilisé une fois par jour pendant une quinzaine de minutes. Par la suite, dès le troisième mois en général, la fréquence passe à trois séances par semaine pour une durée de 15 minutes.

Quels sont les résultats attendus ?

A ce jour, le Low level light therapy reste l’un des traitements les plus efficaces pour lutter contre l’alopécie, la pelade ou encore la calvitie que ce soit chez les hommes ou chez les femmes. Il permet un ralentissement de la chute des cheveux et favorise la repousse capillaire. 

La photobiomodulation stimule la repousse des cheveux, leur redonne de la force et de la santé. Les cheveux deviennent plus épais, plus forts, plus résistants. A partir du deuxième mois du traitement, de nouveaux cheveux font leur apparition. Au fur et à mesure du traitement, vous pouvez constater une nette amélioration de la qualité des cheveux. Par ailleurs, le LLLT régule la production de sébum, la peau du cuir chevelu produit davantage de collagène, d’acide hyaluronique et d’élastine. 

Cependant, si vous arrêtez le traitement définitivement, les effets peuvent disparaître à partir du troisième mois dans certains cas et après six mois dans d’autres.

Un homme heureux avec des cheveux denses et en bonne santé

Peut-on suivre un autre traitement à la fois ?

Oui c’est tout à fait possible. Le traitement de la chute de cheveux au LLLT peut se faire en complément d’un autre traitement et même remplacé un traitement déjà entamé.

La photobiomodulation fait partie des soins apportés après une greffe de cheveux. En général, on commence le traitement une semaine après l’opération. Le LLLT permet à la fois de stimuler la repousse des cheveux et de d’accélérer la cicatrisation de la zone traitée.

On peut également faire suivre à un patient un traitement au LLLT et au PRP, Plasma Riche en Plaquettes. Ces deux actions combinées favorisent la repousse capillaire, améliore la qualité du cheveu qui devient plus épais et soyeux et réduit la chute des cheveux. Cependant, pour obtenir de bons résultats, il est important de commencer par la séance de LLLT. En effet, quand les cheveux sont mouillés il est plus difficile pour le cuir chevelu d’absorber la lumière rouge du laser. Pour résumer, on commence par la séance de LLLT puis on finit avec celle de PRP.

La photobiomodulation est l’une des meilleures alternatives à des traitements médicamenteux à base de Finastéride et de Minoxidil. Les deux traitements ont le même effet, à savoir stabiliser la chute des cheveux et permettre leur repousse. A la différence qu’avec le LLLT, on a moins d’effets secondaires.

Le traitement au Plasma riche en plaquettes, une alternative à la photobiomodulation ?

Le PRP a de nombreux points communs avec le LLLT. Tout comme le LLLT, le médecin traitant fait subir au patient un ensemble d’examens afin de déterminer s’il peut suivre le traitement. Le traitement s’adapte également à chaque personne et il se fait sur une longue durée.

Parmi les avantages, il n’y a pas d’effets secondaires car les plaquettes utilisées sont issues du sang du patient. Par ailleurs, le PRP peut s’utiliser comme un traitement complémentaire à la suite d’une greffe de cheveux. Il ralentit également la chute de cheveux et stabilise leur perte.

Pour un traitement au PRP on commence par faire une ponction veineuse directe. Les tubes sont mis dans une centrifugeuse pour une centrifugation pendant trois minutes environ. Le PRP obtenu doit être utilisé immédiatement.

Greffe de cheveux et ses rouages

On utilise une aiguille très fine pour les injections. Il ne doit en aucun cas être conservé pour être utilisé plus tard. Si on le conserve, il y a des risques de contamination bactérienne. Avant d’injecter les plaquettes, on procède à une anesthésie locale qui dure deux heures en moyenne.

Pour en revenir à la question, oui il est possible d’utiliser le PRP comme traitement alternatif au LLLT. Car on peut l’utiliser à la suite d’une greffe des cheveux. Cependant, les deux peuvent être utilisés ensemble. Pour un résultat optimal, on commence par un traitement au LLLT et on finit par le PRP.

Quels sont les effets secondaires d’un traitement au LLLT ?

Les effets secondaires sont quasiment inexistants. En effet, avant de démarrer les soins, le médecin fait subir un ensemble d’examens au patient pour s’assurer qu’il n’a pas une maladie qui peut entraver les soins. De plus, les séances se font dans un cadre sécurisé. Pour ceux qui ont choisi de se faire traiter à domicile, ils ont à leur disposition un ensemble de recommandations.

Le seul effet secondaire, si l’on peut parler de cette manière, est qu’après un arrêt définitif des soins, on perd tous les effets au bout de six mois environ.

Quels sont les tarifs ?

Les tarifs peuvent varier d’un médecin à un autre. Il faut cependant compter une cinquantaine d’euros par séance. À ce tarif, il faut ajouter les frais de consultations et les frais des examens demandés par le médecin avant le traitement.

Pour ceux qui préfèrent un traitement à domicile avec un Hairboom, il faut débourser un millier d’euros pour en posséder un.

Conclusion

Pour lutter contre la perte des cheveux, il est important de se faire suivre par un professionnel. Ce dernier va vous proposer une panoplie de solutions pour régler votre problème. Si les traitements par médicaments et les traitements naturels ont fait leurs preuves, à ce jour, la chirurgie capillaire reste la meilleure option.

Cependant, il existe une solution moins bien invasive et douloureuse, le LLLT ou thérapie au laser à faible intensité. Une technique qui peut être utilisée après une greffe de cheveux pour de meilleurs résultats. Le médecin traitant adapte les séances en fonction des besoins de chaque patient après s’être rassuré qu’il peut suivre cette thérapie.

Vous voulez lutter contre votre alopécie ?

Ça tombe bien, il existe des solutions :

Un homme heureux aux cheveux en bonne santé