Les médicaments contre la calvitie et l'alopécie

Différents médicaments pour traiter la perte de cheveux androgénétique
Découvrez ici les différents médicaments contre l’alopécie et la calvitie reconnus ou non par les agences de sécurité liés à la santé et aux médicaments. Ces derniers sont prouvés pour leur efficacité par de nombreuses études ainsi que par plusieurs dizaines d’années de recul sur les molécules qui les composent. 

L’alopécie est une expression employée dans le domaine médical pour signifier la perte de cheveux sur le cuir chevelu, ou la perte de poil sur toute ou une partie du corps. Mais dans les faits, chaque jour qui passe, on perd des cheveux ou des poils chaque jour de manière naturelle. Ces cheveux, ces poils sont régulièrement remplacés.

On parle dans la pratique d’alopécie lorsque la perte de cheveu dépasse 100 cheveux par jours et sur une longue période. Une parenthèse mérite d’être faite sur la calvitie qui est souvent confondu à l’alopécie. En fait la calvitie est la forme la plus développée de l’alopécie. C’est l’état d’une personne chauve.

L’alopécie a plusieurs causes qui vont des causes exogènes ou externes à l’organisme, aux causes endogènes ou internes à l’organisme. Il y’a en effet plusieurs formes d’alopécie en fonction des causes. Les traitements diffèrent donc de la forme d’alopécie.

Traiter les alopécies acquises non cicatricielles diffuses

Les alopécies acquises non cicatricielles sont les plus fréquentes des alopécies. Elles sont caractérisées par leur caractère réversible du fait que le follicule pileux n’est pas détruit.

Alopécie androgénogénétique

Ici, les antécédents familiaux sont à 80% responsables. Quatre types de traitements sont régulièrement envisagés :

  • Minoxidil : C’est un traitement topique, en application directe sur la surface concernée. L’effet ne dure que le temps de la prise du médicament. Il entraine dans certains cas des dermites de contact irritative ou allergique, un phénomène d’hypotension orthostatique.
  • Finastéride : Le traitement se fait par voie orale. Il permet de réguler la DHT, l’hormone à l’origine de la perte de cheveux. Régulièrement déconseillé chez la femme. L’effet ne dure que le temps de la prise du médicament. Il peut entrainer des troubles de la libido et de l’érection chez une minorité des sujets.
  • Les Antiandrogènes : Le traitement se fait par voie orale. Régulièrement conseillé chez les femmes. Il entraine souvent l’atrophie de la muqueuse utérine qui se manifeste par la réduction de l’abondance des règles.

Effluvium télogène

Ici, la chute de cheveux est diffuse, essentiellement causée par des infections qui atteignent de manière légère le follicule.

  • Minoxidil : Le minoxidil est un médicament connu pour faire pousser les cheveux dans beaucoup de conditions. Il peut également être proposé en cas d’effluvium télogène.
  • Rétinoïdes : Le traitement ici est un traitement de contact. Dû à l’application topique, ils peuvent causer des irritations de la peau, de la sècheresse et une desquamation de la couche cornée. Néanmoins ces effets sont souvent fréquents au début du traitement, mais ont tendance à disparaitre avec le temps.
Il existe plusieurs possibilités non médicamenteuses à prendre également. 

Alopécie diffuse aiguë

Ici, l’alopécie est brutale, mais totalement réversible en 6 mois. Le traitement ici consiste à déterminer le facteur déclencheur de la chute de cheveux et de le traiter. Si le facteur est d’origine médicamenteux, il suffit d’arrêter la prise du médicament. Si le facteur est d’origine infectieux, il convient de traiter l’infection.

Alopécies acquises non cicatricielles localisées

La pelade : Alopécie qui concerne 1% de la population, elle se décline en plusieurs formes entre autres, la pelade en plaques, la pelade ophiasique, la pelade décalvante totale, la pelade universelle, la pelade diffuse, la pelade limitée à la barbe, aux cils, aux sourcils, aux ongles.

  • Dermocorticoïde, anthraline, minoxidil : Pour les formes limitées.
  • Immunothérapie locale ou allergénothérapie de contact, PUVA, bolus de corticoïde. (Propécia) : pour les formes graves (>50% du cuir chevelu, forme ophiasique, pelade décalvante, pelade universelle, pelade diffuse).

La Trichotillomanie : Plus connue sous le nom de tic d’arrachage de cheveux. Répandue en majorité chez les enfants de 5 à 10 ans et chez les femmes. On le traite psychologiquement, en éliminant le tic.

Teigne dermatophyte

Il en existe deux types : la teigne microscopique et la teigne trichophytique. Le traitement se fait ici en recherchant la souche de la teigne, elle peut-être anthropophile dans ce cas on examine et on traite l’entourage, ou zoophile dans ce cas on recherche et on traite l’animal contaminant ensuite la teigne elle-même.

Alopécie de traction

Essentiellement causée par des habitudes de coiffures ou de traitement de cheveux ou du cuir chevelu, on la retrouve majoritairement chez les femmes.

Le traitement consiste en l’élimination ou la diminution des habitudes de coiffures responsables de l’alopécie. Il convient de préciser ici que l’alopécie de traction peut évoluer vers une alopécie cicatricielle si les habitudes de coiffures incriminées dans sa survenue ne sont ni supprimées, ni réduites considérablement.

Alopécies acquises cicatricielles localisées

Ce sont les alopécies les plus difficiles à traiter parce qu’elles sont pour la plupart définitives. En effet, dans ce cas les follicules pileux sont remplacés par de la fibrose collagène. Voici les deux alopécies cicatricielles :
  • Inflammatoires : le traitement consiste généralement à utiliser des greffes ou à implanter des greffes.
  • Pustuleuses : le traitement consiste généralement à utiliser des greffes ou à implanter des greffes.

Alopécie : médicaments et traitement d’appoint

Dans les faits, sur le marché du médicament, il existe une large quantité de produits allant des crèmes anti chute de cheveux aux lotions d’appoint contre la calvitie. La réalité c’est qu’il n’y a que deux produits qui ont approuvés par la FDA (Food and Drug Administration) aux USA et l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament).

Le minoxidil cité plus haut en lotion capillaire commercialisée sous plusieurs noms (Alopexy, Alostil, Kirkland, Rogaine …) et le Finasteride (Propécia ou Proscar) en comprimé. Pour la petite histoire, chacun de ces médicaments était connu pour traiter d’autres maladies, et ce n’est qu’avec le temps qu’on s’est rendu compte de leur efficacité dans le traitement de la chute de cheveux.

Le Finastéride en comprimé

Finastéride est venu changer, voire révolutionner le monde de l’alopécie androgénétique chez les hommes pour deux raisons simples : 

  • Il se prend par voie orale
  • il fonctionne bien !

Contrairement à la très grande majorité de médicaments contre la chute de cheveux qui ont un traitement topique et pas toujours efficaces.

Initialement utilisé pour limiter les problèmes liés à la prostate, il est connu pour en inhibant la 5-alpha-reductase qui se lie à la testostérone afin de former la DHT (dihydrotestostérone, une hormone sexuelle masculine), hormone responsable de la chute de cheveux. Son effet est un peu plus poussé car de façon visible en 3 à 6 mois il permet d’arrêter la chute de cheveux pour 83% des cas.

Et après environ deux ans, il permet également d’obtenir une repousse des cheveux dans 66% des cas. Plus le sujet est jeune (18 ans au minimum) et la chute de cheveux est à ses débuts, mieux sera l’effet du traitement à base de Finastéride. Il est donc important de commencer le traitement dès l’apparition des premiers signes d’alopécie pour une meilleure prise en charge. Bien plus, le médicament s’attaquant principalement à une hormone masculine, il est fortement déconseillé chez la femme et les enfants.

En outre, l’un de ses effets indésirables connus est le risque de pannes sexuelles. Risque qui s’estompe avec l’arrêt de la prise du médicament. Et tout comme le Minoxidil avec le traitement est suspensif, il est donc indispensable de continuer indéfiniment le traitement, puisque la chute de cheveux reprend dès l’arrêt du traitement. Ce traitement est non seulement le plus utilisé, mais reconnu le plus efficace contre la perte de cheveux.

Le finastéride pour lutter contre l'alopécie androgénétique chez l'homme

Une boite de 28 comprimés d’1mg de finastéride des laboratoires Mylan

Le Minoxidil contre l’Alopécie

En effet, le Minoxidil était à la base utilisé dans le traitement de l’hypertension artérielle. Il permet notamment de mieux réguler la circulation sanguine et ses propriétés vasodilatatrices aident à maintenir une bonne tension artérielle. 

Mais avec le temps on s’est rendu compte avec beaucoup de patients, qu’il aide également à faire repousser les cheveux, ou tout au moins stoppe l’accélération de la chute de cheveux.

En lotion, et pour une concentration de 2 à 5 %, appliquée deux fois par jour, il permet de voir des résultats visibles à partir du 3ème mois. Pour 70% des patients un arrêt de la chute de cheveux, et au 6ème mois une repousse visible chez environ 35% des patients. 

Cette lotion c’est qu’elle a un effet suspensif, c’est-à-dire que vous devez indéfiniment poursuivre le traitement. Puisque la chute de cheveux a tendance à reprendre immédiatement dès l’arrêt du traitement.

On peut remarquer des effets secondaires comme des irritations locales ainsi que de la tachycardie. De plus, on constate que le minoxidil n’est efficace que dans 60% des cas. 

Une boite d'alostil 5% minoxidil en mousse contre l'alopécie et la calvitie

Une boite accompagné d’un flacon de minoxidil 5% des laboratoires sandoz.

Le Dutastéride pour stopper la DHT

Le Dutastéride à la même fonction que le Finasteride. en effet, celui ci a pour but de limiter la création de DHT et donc d’éviter la chute des cheveux. 

Le Dutastéride va inihiber la 5-alpha-reductase de type 1 et de type 2, tandis que le finastéride inhibe seulement le type 2.

Ce médicament est également développé initialement pour soulager les problèmes de prostate.

Les effets secondaires sont les mêmes que le Finastéride qui altère l’érection et peuvent également nuire à la qualité des spermatozoides. Il est donc recommander de stopper la prise de ce médicament lorsque vous prévoyez d’avoir un enfant.

Médicament calvitie

Une boite d’Avodart, Dutastéride, de 30 comprimés dosés à 0.5mg de chez GSK

La Stemoxydine en sérum pour la densité capillaire

Considérée comme une véritable révolution dans l’univers de la santé capillaire, la Stémoxydine a été développée en laboratoire. C’est une structure cosmétique réputée qui a mis au point cette molécule, après de nombreux tests et recherches.

La Stémoxydine dosée à 5 % sert à améliorer la densité capillaire en s’appuyant sur le fonctionnement des cellules souches. L’idée derrière ce projet est novatrice. Cette fois, il ne s’agit pas de faire mieux pousser des cheveux déjà présents. Il est plutôt question de réveiller les bulbes de cheveux en dormance.

L’action ici n’est donc plus ciblée sur la qualité des cheveux ou une meilleure longueur de ces derniers. Cette fois, le produit travaille sur le cuir chevelu et ses propriétés. La Stémoxydine reproduit des conditions particulières, qui aident le cheveu à sortir de sa période de sommeil.

La Stémoxydine 5% s’applique en sérum sur les cheveux. L’utilisation se doit d’être quotidienne. Commercialisé sous le nom de Serioxyl, ce sérum agit sur les cheveux clairsemés pour accroitre la densité capillaire. Il est aussi possible de l’utiliser en gamme.

Devant être employé pour une cure de 3 mois, le sérum Serioxyl montre une amélioration bien avant le terme de la cure. On constate au bout de 6 semaines, ce sont plus de 1000 cheveux qui sont gagnés. Au bout de 3 mois, on en est à 1600 cheveux de plus, et une chevelure plus épaisse.

molécule stémoxydine

Une boite de Dercos Neogenic, de 28 doses à la stemoxydine 5% de chez Vichy

Alfatradiol en solution pour arrêter l’alopécie

L’Alfatradiol est une hormone, dérivée de l’estradiol. Comme la majorité des hormones féminines, l’estradiol est en mesure d’inverser le phénomène de chute des cheveux, voire même d’améliorer la pousse capillaire.

Les hormones féminines, les œstrogènes notamment, ont en effet une action sur la santé capillaire, qu’elles améliorent. Pour cela, les traitements hormonaux sont souvent employés pour lutter contre l’alopécie.

L’Alfatradiol est un traitement hormonal qui agit sur les pertes capillaires, surtout les plus récentes. L’Alfatradiol stoppe le processus de chute de cheveux, en empêchant la métamorphose de la testostérone en DHT. La DHT est l’hormone mise le plus en cause dans les cas d’alopécies androgénétiques.

En évitant que la testostérone ne se synthétise en dihydrotestostérone, l’Alfatradiol met un frein à la chute capillaire.

L’Alfatradiol est mise en vente sous des noms divers, tels que Ell-Cranell, Avixis ou encore Pantostin.

Ce produit s’applique sous forme topique, à même le cuir chevelu, et ce, une fois par jour.

Dans le cas d’Ell-Cranell, il est préférable de l’appliquer au soir, sur des cheveux préalablement lavés, avant de se mettre au lit. C’est le même usage pour le produit Avixis.

De plus, l’Alfatradiol s’utilise tous les jours, pour des résultats plus efficaces et un arrêt de la perte de cheveux.

Molécule Alfatradiol

Un flacon Ell-Cranell de 100 ml riche en Alfatradiol, des laboratoires Galderma Laboratorium

Conclusion

Les traitements médicamenteux de la chute de cheveux sont donc divers et variés, avec une efficacité plus ou moins bonne selon les personnes. Le traitement sera adapté au type de patients, à ses différents antécédents médicamenteux et au type d’alopécie auquel fait face le patient. L’un des aspects qui n’a pas été abordé ici est l’aspect psychologique. En effet, l’apparition des premiers signes de calvitie est souvent sources de stress psychologique chez la très grande majorité des patients.

Il est donc important en plus de rechercher la meilleure solution de traitement de l’alopécie en elle-même, de ne pas oublier que les pressions sociales, le phénomène de stéréotypes masculins idéalisés sont des facteurs de déchéances psychologique et doivent être traité par un spécialiste, notamment un psychologue.

Il convient donc de souligner que dans le cas d’une alopécie naturelle, notamment l’alopécie androgénétique, il existe une solution assez simple mais tout aussi efficace, et même très peu onéreuse. C’est simplement d’accepter le vieillissement naturel de l’organisme et de vivre avec sa calvitie en faisant fi de toutes les pressions sociales et en acceptant la transformation de son cuir chevelu.