Alfatradiol, cette hormone qui réduit la perte de cheveux

Molécule Alfatradiol

Les hormones jouent un grand rôle dans la pousse ou, au contraire, la perte capillaire. L’Alfatradiol est un œstrogène, une hormone féminine qui stoppe la chute des cheveux. Découvrez ce qu’est cette hormone et quelle est son action sur les cheveux.

La perte de cheveux, si elle n’est pas toujours un danger réel pour la santé, n’en reste pas moins une pathologie qui touche tout le monde. Bien que perdre ses cheveux soit parfaitement naturel, en perdre énormément et dans un laps de temps court ne l’est plus.

En France, ce sont les hommes qui sont les premières victimes de l’alopécie. Un homme sur quatre est touché par la calvitie. Si la chute de cheveux est devenue un sujet de société si pressant, c’est parce qu’on assiste à une véritable évolution du phénomène.

Aujourd’hui, près de 76% des Français non touchés par la chute de cheveux déclarent en perdre de temps en temps. Alors qu’en 1990, ils n’étaient que 44%.

Les causes de l’alopécie sont nombreuses, mais les hormones jouent et ont toujours joué un rôle primordial dans celle-ci.

Certaines hormones, notamment les hormones masculines, ont tendance à accentuer, voire provoquer la perte capillaire. Les hormones féminines par contre, sont capables d’inverser le processus.

De nombreux traitements contre l’alopécie et la chute de cheveux sont d’ailleurs des traitements hormonaux. L’Alfatradiol est ainsi un œstrogène qui est utilisé dans le domaine capillaire, en cas de chute de cheveux. Cette hormone stoppe le processus de l’alopécie.

Alopécie androgénétique

C’est la forme de perte capillaire la plus répandue dans le monde. Plus généralement, on parle simplement de calvitie.

L’alopécie androgénétique a des causes aussi bien héréditaires qu’hormonales. Le Dr Nina Ross définit l’alopécie androgénétique comme : « … un phénomène de perte de cheveux progressive, touchant majoritairement les hommes. » C’est une pathologie qui se manifeste chez les hommes aux environs de la cinquantaine. L’âge n’est pas sans importance, puisqu’au fil du temps les cycles pilaires sont de plus en plus courts.

Les hommes atteints d’alopécie androgénétique voient leurs cheveux s’estomper suivant plusieurs phases. Ce sont les cheveux au niveau du front et des golfes qui commencent à se raréfier.

Les femmes peuvent aussi être atteintes par cette forme d’alopécie. Elles sont actuellement à peu près 20% à en être affectées, un taux en constante croissance. En 2014, l’IFOP estimait à 84% le taux de femmes déclarant perdre leurs cheveux. Mais elles ne sont que 2% à souffrir effectivement de calvitie.

Bien que n’entrainant jamais de calvitie totale, l’alopécie androgénétique chez la femme est une perte localisée de cheveux. Cette perte capillaire éparse et lente est cause d’un immense stress, qui paradoxalement ne fait qu’accentuer les symptômes.

Un début d'alopécie androgénétiquesur la tempe

L’alopécie congénitale

C’est une perte de cheveux très peu répandue, qu’on rencontre rarement. Dans les cas d’alopécie congénitale, le problème est profond, puisqu’on constate l’absence de la racine des cheveux. Il peut aussi s’agir d’une malformation du poil.

Quelle que soit la cause, le follicule pileux est détruit et la pousse du cheveu se révèle totalement impossible. C’est aussi pour cela qu’on parle de calvitie cicatricielle. Les greffes capillaires sont souvent la seule solution.

L’alopécie diffuse

Ce type d’alopécie n’a pas de zone circonscrite. Elle se manifeste sur l’ensemble de la tête. L’alopécie diffuse est souvent liée aux traitements de chimiothérapie ou de radiothérapie.

Lorsque l’alopécie diffuse est chronique, alors elle peut être le signe d’un désordre endocrinien. Il peut s’agir par exemple d’une carence en fer, ou d’un problème de la thyroïde.

L’alopécie diffuse est aussi brutale que soudaine. Trouver la cause de l’alopécie diffuse est la meilleure façon de réussir à le traiter.

La pelade ou alopécie circonscrite

La pelade est considérée comme une réaction auto-immune, mais les causes de cette dernière restent assez mal connues. Les états d’esprit jouent un grand rôle dans l’apparition de la pelade, et le stress peut l’influencer.

Ce type d’alopécie se manifeste par une ou plusieurs zones circulaires devenues chauves, d’où son autre nom d’alopécie en plaque. Ces cercles nus peuvent d’ailleurs se superposer.

En cas de pelade, la racine des follicules pileux n’est pas détruite. Ce qui implique qu’il demeure des chances, avec des traitements appropriés, de faire repousser les cheveux.

Les traitements vont des injections de corticoïdes à la prise d’immunosuppresseurs.

Ainsi, pour stopper la chute capillaire, il est important d’arriver à réguler la production de DHT. La testostérone étant essentielle pour l’organisme.

Les hormones et les cheveux

Hormones et chute de cheveux

L’alopécie androgénétique est la forme de perte de cheveux la plus répandue dans le monde. Touchant énormément les hommes, et étant généralement appelée calvitie, elle a de multiples causes. Ces dernières sont aussi bien héréditaires qu’hormonales.

Cette forme de perte de cheveux est en fait le résultat d’une sensibilité génétique à des hormones, à savoir les androgènes.

Les androgènes sont des hormones mâles, qui se développent essentiellement après la puberté. Si les androgènes sont responsables de l’apparition de caractères mâles, elles causent aussi la perte capillaire chez certains.

D’ailleurs, les femmes touchées par l’alopécie androgénétique sont souvent atteintes d’une hyperandrogénie, une production accrue d’androgènes.

Il s’agit notamment de la testostérone et de la dihydrotestostérone (DHT). Ces hormones auraient la faculté d’empêcher le follicule pileux de se nourrir, en inhibant les papilles dermiques.

chute de cheveux homme

Hormones et pousse de cheveux

Les hormones féminines, notamment les œstrogènes, sont d’une grande importance sur la pousse capillaire.

Ces hormones sont produites par les ovaires, appartiennent à la famille des stéroïdes et développent les caractères sexuels féminins.

Les œstrogènes et la progestérone, autre hormone féminine, agissent sur le cycle capillaire. Elles maintiennent le cheveu dans sa phase de pousse, à savoir sa phase anagène.

C’est pour ces raisons que pendant la grossesse notamment, lorsque les hormones féminines sont au plus haut, la pousse capillaire est accrue. Le cheveu pendant cette période, stimulé par les œstrogènes et les progestérones, pousse plus vite et plus dense.

Mais une fois l’accouchement arrivé et la chute du taux d’œstrogènes, les cheveux se cassent et tombent.

Les hormones thyroïdiennes favorisent hydratation et croissance capillaire. Souffrir d’hypothyroïdie, à savoir une insuffisance thyroïdienne, entraine presqu’automatiquement une perte des cheveux. Cela se passe essentiellement parce que beaucoup de cheveux se retrouvent en phase télomère. C’est la phase pendant laquelle les cheveux tombent naturellement de la tête. Plus de 20% des cheveux dans cette phase provoquent forcément une énorme chute de cheveux.

Les hormones thyroïdiennes ont la faculté d’accélérer le processus de transformation des testostérones en œstradiol. Cette dernière est une hormone féminine qui accroit la pousse capillaire tout en empêchant la transformation de la testostérone en DHT.

Tout cela démontre l’importance des hormones sur l’état des cheveux, autant pour leur chute que leur pousse.

Pour cette raison, de nombreux traitements pour la pousse des cheveux sont des traitements hormonaux utilisant des hormones féminines.

Alfatradiol et pousse de cheveux

Qu’est-ce que l’Alfatradiol ?

On retrouve l’Alfatradiol sous différents autres noms. Cette hormone est ainsi commercialisée par les marques Avicis, Ell-Cranell Alpha, Pantostin ou encore Avixis.

Il s’agit d’un médicament utilisé pour limiter la chute de cheveux. Il est employé par voie topique contre les alopécies, aussi bien chez les femmes que chez les hommes. C’est une hormone dérivée de l’estradiol, et un médicament inhibiteur faible des œstrogènes et de la 5 ɋ-réductase.

L’Alfatradiol est un stéréo-isomère de l’hormone stéroïde endogène et de l’œstrogène 17 ß-estradiol.

L’estradiol, dont il est question lorsqu’on parle de l’Alfatradiol, est un stéroïde naturel. Cette hormone sert souvent de traitement, dans les cas de pathologies impliquant des désordres hormonaux.

Il peut s’agir des cancers de sein chez la femme ou de la prostate chez les hommes. L’estradiol est aussi utilisé comme traitement hormonal pour aider atténuer les symptômes de la ménopause.

molécule afatradiol

Comment agit l’Alfatradiol sur les cheveux et comment l’utiliser ?

L’Alfatradiol empêche ou freine la chute des cheveux en agissant sur le processus lui-même. Cette hormone stoppe la métamorphose de la testostérone en dihydrotestostérone (DHT). La DHT est l’hormone principalement responsable de la chute des cheveux, notamment dans les cas d’alopécies androgénétiques.

Une autre action de cette hormone est de limiter la synthèse de l’androstènedione en testostérone. L’Alfatradiol est une hormone assimilée à l’estradiol. Pour cela, ce médicament accélère la synthèse de la testostérone en estradiol.

La transformation de cette hormone masculine en hormone féminine permet de réduire encore plus la production de DHT. De plus, cela accélère le processus de pousse capillaire et la régénération cellulaire.

L’Alfatradiol se retrouve dans le commerce sous forme de solution éthanolique. Cette hormone s’applique de manière topique, à savoir à même le cuir chevelu.

Il faut utiliser ce produit continuellement pour qu’il agisse au mieux.

C’est un produit qui montre de meilleurs résultats lorsqu’il est employé au début de la perte capillaire.

Ell-Cranell par exemple, un des autres noms de l’Alfatradiol s’applique en lotion après le lavage des cheveux. Une fois par jour, le soir de préférence pour une action tout au long de la nuit.

La solution Galderma Avixis, contenant elle aussi de l’Alfatradiol, s’utilise elle aussi tous les jours sur les cheveux. Les résultats se font voir en moyenne au bout de 3 mois.

Contre-indications et effets secondaires de l’Alfatradiol

Les contre-indications liées à l’utilisation de l’Alfatradiol ne sont pas encore assez bien connues. Néanmoins, il est déconseillé aux femmes enceintes d’en prendre, de même qu’aux jeunes de moins de 18 ans.

L’usage de l’Alfatradiol en lui-même ne cause pas vraiment d’effets secondaires. Des brûlures au niveau du cuir chevelu peuvent survenir, même si celles-ci sont plus le fait de l’éthanol que contient le produit.

Il est aussi possible que ce produit accroisse la production du sébum.

Comparaison entre l’Alfatradiol et les autres traitements hormonaux contre l’alopécie (THS)

Des analyses permettent de comparer l’efficacité de l’Alfatradiol ainsi que les autres médicaments comme le Minoxydil et la Finastéride. Voici les résultats :

Alfatradiol et Minoxydil

Une étude a été menée en Allemagne pour comparer les deux produits. Un groupe de patients a utilisé pendant un an du minoxydil à 2% deux fois par jour. Un second a utilisé une fois par jour de l’Alfatradiol à 0.025% pendant 6 mois, et ensuite le groupe a utilisé de l’Alfatradiol.

Les résultats ont prouvé une augmentation capillaire chez le premier groupe, alors que le second a surtout vu une stabilisation de la perte capillaire. Chez le second groupe, on assiste à une accélération de la pousse capillaire au moment du changement de produit. Lorsque les patients sont passés de l’Alfatradiol au Minoxydil.

Cette étude a montré qu’alors que le Minoxydil améliore la densité capillaire, l’Alfatradiol quant à lui freine la chute des cheveux déjà commencée.

Alfatradiol et Finastéride

Pour comparer au mieux les deux produits, une expérience a été menée avec 119 patientes ménopausées.

Un premier groupe était traité avec une association de Finastéride 0.5% et de Minoxydil 2%. Pour le second groupe, le traitement consistait en du 17 ɋ-estradiol 0.05% et du Minoxydil 2%.

Cette expérience dure pendant 18 mois, et les photographies pour connaitre l’évolution de l’alopécie sont faites au bout de 6, de 12 ou de 18 mois.

À terme, les résultats semblent démontrer un meilleur résultat de la première combinaison sur la seconde. Il apparait que l’alopécie est mieux freinée par la Finastéride et le Minoxydil, que par l’Estradiol et le Minoxydil.

Où se procurer de l’alfatradiol ?

On arrive sur un sujet un peu sensible. En effet, l’alfatradiol est introuvable en France, presque inconnu puisqu’il n’y a que très peu d’informations à son sujet. Il est très connu en Allemagne, aux Etats-Unis ainsi qu’en Corée du sud où il est plus simple de s’approvisionner. 

La façon la plus simple est de passer par Amazon en Allemagne. Voici les deux produits que nous recommandons : 

Un flacon de pantostin disponible sur amazon.de

Pantostin Solution 3 x 100 ml

– 3 flacons de 100 ml

– Convient pour 3 mois

– À base d’alfatradiol

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environ 45€ + port offert
Molécule Alfatradiol

Ell-Cranell Therapy Pack for 3 Months Solution 300ml Solution

– 3 flacons de 100 ml

– Convient pour 3 mois

– À base d’alfatradiol

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environ 42€ + 10€ de port

Conclusion

Ces dernières années, la perte de cheveux n’a cessé de gagner de l’ampleur. Les hommes (déjà les principales victimes de ce phénomène) sont encore plus touchés. Pour ce qui est des femmes, on constate que la perte de cheveux est devenue, au fil des années, un véritable risque sanitaire.

Les causes de ce changement sont nombreuses et indéterminées, mais il est évident que les hormones jouent un rôle dans la santé capillaire.

Naturellement développées par le corps, nos hormones ont de nombreuses fonctions. Responsables de l’apparition des caractères sexuels, ce sont aussi elles qui régulent la pousse capillaire.

Les THS, ou traitements hormonaux de synthèse, sont nombreux pour améliorer la santé capillaire.

Minoxydil ou Finastéride sont quelques-uns des principaux traitements contre l’alopécie intervenant dans la régulation hormonale.

L’Alfatradiol, hormone dérivée de l’estradiol, en fait désormais partie. Sa capacité à inhiber la production de DHT lui permet de freiner la perte capillaire. Des produits et des médicaments comme Ell-Cranell Alpha et Avixis, utilisent déjà cette hormone pour stopper la chute des cheveux.

Si ce produit ne semble, pour le moment, pas donner de résultats aussi probants que ceux des produits comme Minoxydil ou Finastéride ; il demeure efficace.

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Ça tombe bien, il existe des solutions :

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